Vendredi 1 février 2008
La
tempête fait rage. La météo annonce 30 à 40 cm de neige cette nuit. Le concert de ce soir a été annulé. J'en profite pour regarder la suite de la série du Dr. Jivago à la TV.Cet après-midi, un client est venu me chercher pour que j'aille voir des locaux avec lui. Une nouvelle entreprise à développer pour laquelle je m'occupe de certaines choses. En passant sur une rue pas loin de chez moi, je vois un local commercial à louer. On a un peu de temps avant le prochain rendez-vous. On s'arrête, je prends le numéro de téléphone et j'appelle. Le propriétaire est là cinq minutes plus tard.
On visite le local à louer et on a tous les deux un espèce de coup de foudre même si les locaux que nous visiteront ensuite sont plus beaux et attrayants. Le bâtiment dans lequel est situé ce local fait un peu bric-à-brac, vieillot mais a son charme. Je pense que c'est ça qui nous a accroché tous les deux.
Nous sommes quand même allés revoir les autres locaux mais ça n'a pas cliqué. Le loyer était le double, les négociations compliquées pour rien.
Nous sommes revenus à la maison. Le client m'a dit qu'il voulait appeler tout de suite pour réserver le local. Je lui ai demandé s'il voulait faire des «tests» pour être sûr de sa décision. Il m'a alors demandé les cartes d'animaux médecine et a tiré une carte. Le résultat disait «Action !». Il a pris le téléphone et a fait part de sa décision au propriétaire.
Sur l'entrefait, mon propriétaire arrive pour me parler de quelque chose. Il venait de louer le sous-sol de la maison à ce client pour entreposer des choses, le temps qu'il se trouve un local. Quand je lui ai dit qu'on venait de trouver un local, il est parti spontanément chercher le chèque que le client lui avait donné mardi pour le loyer afin de le lui remettre ! Un signe de plus que tout devait se faire ainsi.
Tout ça s'est passé très vite. Tout coulait. Tous les «signes» disaient que c'était le bon choix et, après avoir encore réglé quelques affaires qui ont coulé toutes seules, elles aussi, nous nous sommes regardés d'un air entendu et avons souri. Nous avions suivi chacun notre instinct et tout a bien fonctionné.
Pour les autres locaux, cela faisait des semaines qu'il négociait avec les propriétaires, que ça traînait, qu'il n'avait pas les réponses à ses questions (une prise de 220 ? Plomberie ? Murs à faire pour séparer le local : 16 000 $ !, etc.). Avec ce nouveau local qui ne paie pas de mine, tout s'est réglé en quelques phrases...
Tout ça pour dire que, quand on doit faire des efforts pour que ça avance, qu'on pousse, qu'on tire, qu'on se bat, que les choses semblent difficiles pour rien, c'est qu'on n'est probablement pas sur le bon chemin.
On lâche prise, on demande de l'aide éventuellement pour avoir l'avis de quelqu'un d'autre et, subitement, tout s'éclaire et coule vers le but désiré...








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