Mercredi 20 février 2008
Je me suis rendue compte, ces derniers jours, que j'ai une sérieuse tendance à relever des défis puis à passer à autre chose... sans pour autant aller jusqu'au bout. Je réussis à
faire ce qu'on me demande, à livrer la marchandise, etc. mais quand c'est pour les autres. Là, j'ai pas de problème.
Mes défis à moi, par contre, je m'arrange inconsciemment pour ne pas les terminer. En fait oui : je termine la ou les premières phases parce que, quand je me mets des défis à relever, je les mets «à paliers». Quand j'arrive à relever un ou deux paliers, j'ai une fâcheuse tendance à me dire que j'ai réussi, que je me suis prouvée à moi-même que je peux réussir et je cherche d'autres défis sans terminer réellement le défi en cours que je pourrais mener beaucoup plus loin.
Ma mère me disait souvent que je commençais plein de choses et que je ne terminais rien. Ben oui mais, quand je ne me sens pas à ma place, que je n'ai plus d'épanouissement possible ou que ça ne me plaît tout simplement pas, je passe à autre chose.
C'est ainsi que j'ai toujours rêvé d'avoir un certain diplôme pour pouvoir exercer un autre métier en tant que professionnelle. J'en rêvais depuis l'âge de 18 ans. J'ai eu le diplôme - en fait l'accréditation de l'association professionnelle le reconnaissant - à l'été 2005. Je n'ai jamais été si heureuse que le jour où je l'ai reçu, par fax, au bureau où je travaillais. J'étais tellement contente que je suis allée voir ma boss et le lui ai montré sans dire un mot et avec un grand sourire. Elle l'a lu, m'a regardée toute surprise et a fini par me féliciter. Elle ne s'attendait pas du tout à ce que j'aie pu faire une telle formation qui n'avait absolument rien à voir avec le travail que je faisais pour elle. Elle m'a ensuite demandé si j'allais la quitter pour exercer ce métier. Pas tout de suite. Je m'étais mis un délai pour mettre en place certaines choses avant.
Quand est arrivé le temps de me lancer dans ce nouveau métier, à l'été 2007, j'avais tout mis en place et les clients commençaient à entrer tranquillement. Je croyais dur comme fer que c'est ce que je voulais faire le reste de mes jours. Au bout de quelques semaines, j'ai déchanté. Le métier que je faisais comme professionnelle maintenant payée ne me plaisait pas !
En fait, j'avais fait ce métier d'une façon bénévole depuis 30 ans et voilà que j'étais dans un bureau, officiellement, avec les diplômes au mur (ça en a pris plusieurs avant d'avoir le final !) et des clients qui me payaient.
Plus ça allait, moins je me sentais bien ainsi et plus les clients se sont estompés même si j'avais des compliments sur mon travail. Aussi, le fait d'être payée pour ce travail que j'avais toujours fait bénévolement me mettait une pression de performance que je n'aimais pas et qui m'amenait à me sentir incompétente, ce que je ne sentais pas quand je le faisais bénévolement. Étaient-ce des excuses pour ne pas réaliser ce rêve jusqu'au bout ? Je n'en sais rien...
Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de ce que je pensais être le métier de mes rêves. Ou alors, j'y suis arrivée mais la façon dont je l'ai expérimenté ne m'a pas convenu... ?
Autre exemple : le client qui veut m'engager à temps plein pour diriger sa compagnie m'a répété deux fois, à deux moments différents, que je mérite un salaire de 100 000 $ tellement il est content de moi et voit toutes mes capacités. Dès que la compagnie en aura les moyens, il m'augmentera jusqu'à ce salaire, m'a-t-il dit.
La première fois qu'il m'a dit ça, j'ai été flattée et un peu soufflée mais je sais, dans mon for intérieur, que je vaux un tel salaire (que je n'ai jamais eu, ni même la moitié !). La deuxième fois - j'avais eu le temps d'y penser - ça ne m'a rien fait.
Peu importe le montant de salaire que je peux mériter et recevoir, j'ai besoin d'un travail épanouissant et avec de nouveaux défis. En l'occurrence, le travail qu'il m'offre est du connu pour moi. Depuis le début, et j'en parlais encore avec Louis dimanche, je sais que je ne resterai pas des années dans ce travail. Le temps de monter la compagnie et de former les personnes pour me remplacer et je m'en vais. En tout cas, c'est ce que je pense actuellement. Pourtant, c'est tout un défi que de monter une entreprise et de la développer ensuite pour que j'aie un jour un salaire de 100 000 $ par an ! Niet, ça ne me parle pas. Tout ce que j'aurai à faire pour cette entreprise, je l'ai déjà fait pour la mienne et pour d'autres clients, à différents niveaux, d'où mon expérience et ma polyvalence. Sauf que c'est du connu.
Finalement, il y a quelques semaines, j'ai décidé d'embarquer dans un réseau de ventes multi-niveaux. Un nouveau
défi pour me permettre de faire quelques revenus mensuels supplémentaires. Je me suis mis des objectifs que j'ai largement dépassés en janvier. Je suis très contente des résultats que j'ai
obtenus mais... mes objectifs étaient pour janvier. Le défi a été relevé. Normalement, je devrais être super contente et enthousiaste, toute excitée de ce succès et, donc, boostée à continuer à y
travailler encore plus pour continuer à faire monter mes revenus.
Là encore, niet. Le défi de janvier a été relevé. Je vois que je peux réussir là-dedans et j'ai maintenant envie de passer à autre chose. Je n'ai cependant pas atteint une somme qui me permettrait de partir en voyage, m'acheter un nouveau lit et de la décoration pour ma chambre à coucher, voire même une maison, qui sont cependant des rêves que j'ai quelque part dans mon coeur...
Je n'arrive pas à me mettre d'autres défis avec ce système de ventes pour aller plus loin et réaliser d'autres rêves. Je n'arrive pas à aller au bout des défis que je me mets et m'arrête toujours en cours de route. Je ne termine rien POUR MOI. Pour les autres, pas de problème...
Ceci dit, mon défi quotidien est d'être heureuse. De sentir que je suis de bonne humeur, que mon coeur est léger, que je passe une bonne journée même si le temps est gris. Ça, ce sont des défis que je me mets en me levant tous les matins et j'y arrive quand même bien.
Peut-être est-ce simplement ça, le bonheur : accueilllir chaque jour avec plaisir et y voir les petits bonheurs quotidiens au lieu de vouloir toujours plus ? Pourtant, je sais que, si je lâche mes autres défis actuels, comme le multi-niveaux, je vais regretter de ne pas avoir été jusqu'au bout, de ne pas pouvoir m'acheter les beaux draps et la déco pour ma chambre, de ne pas pouvoir aller en voyage comme j'en rêve, etc...
J'ai l'impression que cette façon de ne pas terminer des choses qui pourraient être belles pour moi relève d'une incapacité à m'engager envers et pour moi-même, un non-mérite de plus qu'assez pour vivre simplement. C'est encore flou mais je sens qu'il y a un lien là. Je vais y réfléchir et vous revenir avec mon cheminement là-dessus. De votre côté, si vous avez des idées, partagez-les-moi. Ça pourrait m'aider à mieux comprendre mon besoin incessant de toujours aller vers d'autres défis plutôt que de terminer ceux en cours... et enfin réaliser mes rêves...
Mes défis à moi, par contre, je m'arrange inconsciemment pour ne pas les terminer. En fait oui : je termine la ou les premières phases parce que, quand je me mets des défis à relever, je les mets «à paliers». Quand j'arrive à relever un ou deux paliers, j'ai une fâcheuse tendance à me dire que j'ai réussi, que je me suis prouvée à moi-même que je peux réussir et je cherche d'autres défis sans terminer réellement le défi en cours que je pourrais mener beaucoup plus loin.
Ma mère me disait souvent que je commençais plein de choses et que je ne terminais rien. Ben oui mais, quand je ne me sens pas à ma place, que je n'ai plus d'épanouissement possible ou que ça ne me plaît tout simplement pas, je passe à autre chose.
C'est ainsi que j'ai toujours rêvé d'avoir un certain diplôme pour pouvoir exercer un autre métier en tant que professionnelle. J'en rêvais depuis l'âge de 18 ans. J'ai eu le diplôme - en fait l'accréditation de l'association professionnelle le reconnaissant - à l'été 2005. Je n'ai jamais été si heureuse que le jour où je l'ai reçu, par fax, au bureau où je travaillais. J'étais tellement contente que je suis allée voir ma boss et le lui ai montré sans dire un mot et avec un grand sourire. Elle l'a lu, m'a regardée toute surprise et a fini par me féliciter. Elle ne s'attendait pas du tout à ce que j'aie pu faire une telle formation qui n'avait absolument rien à voir avec le travail que je faisais pour elle. Elle m'a ensuite demandé si j'allais la quitter pour exercer ce métier. Pas tout de suite. Je m'étais mis un délai pour mettre en place certaines choses avant.
Quand est arrivé le temps de me lancer dans ce nouveau métier, à l'été 2007, j'avais tout mis en place et les clients commençaient à entrer tranquillement. Je croyais dur comme fer que c'est ce que je voulais faire le reste de mes jours. Au bout de quelques semaines, j'ai déchanté. Le métier que je faisais comme professionnelle maintenant payée ne me plaisait pas !
En fait, j'avais fait ce métier d'une façon bénévole depuis 30 ans et voilà que j'étais dans un bureau, officiellement, avec les diplômes au mur (ça en a pris plusieurs avant d'avoir le final !) et des clients qui me payaient.
Plus ça allait, moins je me sentais bien ainsi et plus les clients se sont estompés même si j'avais des compliments sur mon travail. Aussi, le fait d'être payée pour ce travail que j'avais toujours fait bénévolement me mettait une pression de performance que je n'aimais pas et qui m'amenait à me sentir incompétente, ce que je ne sentais pas quand je le faisais bénévolement. Étaient-ce des excuses pour ne pas réaliser ce rêve jusqu'au bout ? Je n'en sais rien...
Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de ce que je pensais être le métier de mes rêves. Ou alors, j'y suis arrivée mais la façon dont je l'ai expérimenté ne m'a pas convenu... ?
Autre exemple : le client qui veut m'engager à temps plein pour diriger sa compagnie m'a répété deux fois, à deux moments différents, que je mérite un salaire de 100 000 $ tellement il est content de moi et voit toutes mes capacités. Dès que la compagnie en aura les moyens, il m'augmentera jusqu'à ce salaire, m'a-t-il dit.
La première fois qu'il m'a dit ça, j'ai été flattée et un peu soufflée mais je sais, dans mon for intérieur, que je vaux un tel salaire (que je n'ai jamais eu, ni même la moitié !). La deuxième fois - j'avais eu le temps d'y penser - ça ne m'a rien fait.
Peu importe le montant de salaire que je peux mériter et recevoir, j'ai besoin d'un travail épanouissant et avec de nouveaux défis. En l'occurrence, le travail qu'il m'offre est du connu pour moi. Depuis le début, et j'en parlais encore avec Louis dimanche, je sais que je ne resterai pas des années dans ce travail. Le temps de monter la compagnie et de former les personnes pour me remplacer et je m'en vais. En tout cas, c'est ce que je pense actuellement. Pourtant, c'est tout un défi que de monter une entreprise et de la développer ensuite pour que j'aie un jour un salaire de 100 000 $ par an ! Niet, ça ne me parle pas. Tout ce que j'aurai à faire pour cette entreprise, je l'ai déjà fait pour la mienne et pour d'autres clients, à différents niveaux, d'où mon expérience et ma polyvalence. Sauf que c'est du connu.
Finalement, il y a quelques semaines, j'ai décidé d'embarquer dans un réseau de ventes multi-niveaux. Un nouveau
défi pour me permettre de faire quelques revenus mensuels supplémentaires. Je me suis mis des objectifs que j'ai largement dépassés en janvier. Je suis très contente des résultats que j'ai
obtenus mais... mes objectifs étaient pour janvier. Le défi a été relevé. Normalement, je devrais être super contente et enthousiaste, toute excitée de ce succès et, donc, boostée à continuer à y
travailler encore plus pour continuer à faire monter mes revenus.Là encore, niet. Le défi de janvier a été relevé. Je vois que je peux réussir là-dedans et j'ai maintenant envie de passer à autre chose. Je n'ai cependant pas atteint une somme qui me permettrait de partir en voyage, m'acheter un nouveau lit et de la décoration pour ma chambre à coucher, voire même une maison, qui sont cependant des rêves que j'ai quelque part dans mon coeur...
Je n'arrive pas à me mettre d'autres défis avec ce système de ventes pour aller plus loin et réaliser d'autres rêves. Je n'arrive pas à aller au bout des défis que je me mets et m'arrête toujours en cours de route. Je ne termine rien POUR MOI. Pour les autres, pas de problème...
Ceci dit, mon défi quotidien est d'être heureuse. De sentir que je suis de bonne humeur, que mon coeur est léger, que je passe une bonne journée même si le temps est gris. Ça, ce sont des défis que je me mets en me levant tous les matins et j'y arrive quand même bien.
Peut-être est-ce simplement ça, le bonheur : accueilllir chaque jour avec plaisir et y voir les petits bonheurs quotidiens au lieu de vouloir toujours plus ? Pourtant, je sais que, si je lâche mes autres défis actuels, comme le multi-niveaux, je vais regretter de ne pas avoir été jusqu'au bout, de ne pas pouvoir m'acheter les beaux draps et la déco pour ma chambre, de ne pas pouvoir aller en voyage comme j'en rêve, etc...
J'ai l'impression que cette façon de ne pas terminer des choses qui pourraient être belles pour moi relève d'une incapacité à m'engager envers et pour moi-même, un non-mérite de plus qu'assez pour vivre simplement. C'est encore flou mais je sens qu'il y a un lien là. Je vais y réfléchir et vous revenir avec mon cheminement là-dessus. De votre côté, si vous avez des idées, partagez-les-moi. Ça pourrait m'aider à mieux comprendre mon besoin incessant de toujours aller vers d'autres défis plutôt que de terminer ceux en cours... et enfin réaliser mes rêves...
par Charlotte
publié dans :
Mes pas sur la plage
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